By Flamant Rose
Aujoud’hui dés que quelqu’un pousse la chansonnette ou fait un film, il ou elle est immédiatement classé (é) comme une « star« . Il y a les stars de la chanson, du cinéma, du sport, de la politique, et même du journalisme nous dit-on, ce qui fait que ce mot est totalement dévalorisé.
J’ai vécu 6 ans à Cannes. En 1992, j’ai reçu une invitation pour le « festival » et si je m’en souviens si bien c’est parce que en 1992, c’était l’année où il y avait un petit objet qui était à la mode, c’était le « pin’s » et j’ai dû en rapporter des dizaines à mon entourage qui m’en avait fait la demande. J’y suis retourné cette année et il y avait une « star » qui était à l’affiche, une vraie, une de celles dont on se souvient encore 50 ans après sa mort et que l’on est pas prêt d’oublier et pourtant je trouve que ce n’était pas une très grande actrice, mais pour être une star du cinéma, savoir jouer n’est peut être pas l’essentiel. Une star se doit d’être mythique, entourée de scandale, avoir une vie amoureuse assez remplie etc…Cette année la « star » c’était Marilyn Monroe.
A l’occasion de son 65e anniversaire, le Festival de Cannes a rendu hommage à Marilyn Monroe en la choisissant comme effigie de son édition 2012. Cinquante ans après sa disparition, Marilyn demeure l’une des figures majeures du cinéma mondial, référence éternelle et résolument contemporaine de la grâce, du mystère et de la séduction. Chacune de ses apparitions éveille l’imagination. Surprise ici dans un moment d’intimité où la mythologie rejoint la réalité, Marilyn célèbre un anniversaire qui pourrait être celui de Cannes. Elle nous ensorcelle d’un geste qui se fait promesse, d’un souffle en forme de baiser. Cette rencontre entre la parfaite incarnation du glamour et le Festival qui en est le temple figure un idéal de simplicité et d’élégance.
Il y a tout juste 86 ans, le1er juin 1926 naissait Norma Jeane Mortensen (et non pas Baker) d’un père qui était déjà parti lorsqu’elle est venue au monde et d’une mère dépressive qui aimait les hommes et l’argent. A la suite d’une de ses crises de démence, elle est internée et la jeune Norma va naviguer de foyers en foyers jusqu’à l’âge de 16 ans où elle revendique son indépendance. Mais à l’époque, en 1942, indépendance égale mariage. Le 19 juin, elle épouse alors son voisin, un Irlandais du nom de Jim Dougherty , elle vient d’avoir 16 ans. Mais en 1942, c’est la guerre et Jim est mobilisé dans la marine.
Un photographe de l’armée, David Covoner parcourt le pays pour faire des photos des jeunes femmes qui travaillent pour subvenir à leurs besoins pendant la guerre. Les photos de Norma circulent jusqu’au jour où elles arrivent sur le bureau de Emmeline Snively qui à l’époque dirige une agence de mannequins. Pour Norma ce sont des débuts à 10 dollars par jour mais des débuts qui vont l’amener à la gloire, mais on ne le sait pas encore. Lorsque Jim revient de la guerre, sa femme ne lui appartient déjà plus et la séparartion se fera en octobre 1946.
Les hommes traversent alors la vie de celle qui n’est encore que Norma Jean. Parmi eux un autre photographe André de Dienes qui par ses photos va la faire connaître au monde du cinéma. Son premier contrat sera avec la « 20th Century Fox« . Une nouvelle femme est née, Norma Jean devient Marilyn Monroe. Elle quitte la « 20th Century Fox » pour « Columbia« . Mais la véritable rencontre n’est pas encore là, elle va arriver avec un homme déjà très célébre à l’époque « John Huston » qui va lui donner son véritable premier rôle ans » Quand la ville dort« . Sa carrière est partie, l’engrenage est en marche. Elle tourne une série de films sans grande importance, mais elle pose nue, cela choque mais ça fait parler d’elle en l’absence de films. Elle quitte « Columbia » qui ne lui propose pas grand chose et retrourne vers « Fox« .Elle va tourner « Niagara » qui sera un gros succés et qui reçoit un accueil trés favorable de la critique. Nous sommes en 1953 et l’air de rien, c’est le 18 éme film de l’actrice. Grâce à ce film, elle devient un sex-symbol et il suffit que son nom apparaisse au générique d’un film pour en faire un succés tout au moins en nombre d’entrées.
Elle rencontre une légende du base ball, beau et riche, le trés célébre Joe di Maggio agé de 40 ans. Ce sera une liaison aussi passionnelle que tumultueuse. Elle tourne alors dans ce qui sera son premier grand film « les hommes préférent les blondes » qui sera suivi de « Comment épouser un millionnaire« . Marilyn est devenue véritablement « une star mondiale ». Elle épouse alors di Maggio le 14 janvier 1954. mais Joe n’a pas épousé une femme, il a épousé un « faire valoir », ce que Marilyn vit trés mal. Elle souffre,elle est angoisée, elle dort mal, elle se gave de somniféres, elle est sur une mauvaise pente. Elle tourne alors ce qui sera un autre de ses grands succés, le film d’Otto Preminger « la rivière sans retour« , un Western. Pourtant le film est mauvais mais c’est Marilyn qui plus est dans des attitudes assez suggestives et dans le film elle chante de façon sensuelle « River of No Return« .Marilyn déprime, elle boit, les critiques la jugent vulgaire. Elle voudrait quitter cette image de « Pin-up » qui la colle. Joe di Maggio ne comprend pas et l’inévitable va arriver, la séparation puis le divorce, le second.
Elle tourne alors le film dont une scéna reste gravé à jamais dans le mémoires où l’on voit marilyn au dessus d’une bouche d’aération qui souléve sa jupe. C’est un film de Billy Wilder « Sept ans de réflexion« . L’actrice revit, elle a retrouvé son indépendance, elle est en bonne santé, elle est acceptée tel qu’elle est , bref, elle est heureuse. Elle rencontre un nouvel homme, Arthur Miller le dramaturge le plus célébre des États-Unis, ils deviennent amants puis mari et femme le 1 juillet 1956. Tout a changé, après des jours difficiles, tout sourit à Marilyn. Mais ses caprices de star vont la faire replonger. Elle arrive en retard sur les plateaux, elle oublie ses textes, elle boit de nouveau son image se ternit, elle a replongé mais personne ne s’en rend compte. Arthur Miller l’amène dans sa ferme, un endroit paisible où elle peut se reposer. Puis vient ce qu’elle atttendait, elle est enceinte mais elle fera deux fausses couches. Elle plonge, elle se dit que le bonheur n’est pas pour elle, Arthur et elle ne plus vivent ensemble mais à côté l’un de l’autre .
Elle tourne deux autres films « Certains l’aiment Chaud » et le « Milliardaire« . C’est dans ce film qu’elle va faire une rencontre, il porte un nom pas trés connu à l’époque, celui de « Yves Montand« . elle dira que c’est l’homme le plus séduisant qu’elle ait rencontré et elle pense qu’il est le seul à pouvoir la tirer de ses angoisses, de l’alcool, des somniféres. Elle se jette dans ses bras et bien sûr Montand ne la repousse pas, qui repousserait Marilyn Monroe ? Mais Yves Montand est marié avec une autre trés belle femme « Simone Signoret« . Après une brève aventure avec Marilyn et quelques hésitations, il fait le choix de retourner en France près de Simone. Entre temps Arthur Miller s’en est allé. Pour Marilyn c’est le début de la fin.
Au cours de l’été 1960, elle va tourner « les Désaxés » avec Clark Gable. le film est interrompu car Marilyn est hospitalisée. A sa sortie elle reprend le tournage et le film sera terminé le 4 novembre avec beaucoup de retard et de pertes financières. Le 11 novembre elle se sépare officiellement de Arthur Miller mais un autre drame survient. 3 jours après la fin du tournage, Clark Gable meurt d’une crise cardiaque et sa femme accuse Marilyn d’en être la cause. Pour elle, c’est trop, elle n’en peut plus et elle se défenestre en février 1961. Elle s’en sort mais est hospitalisé en service de psychiatrie. A sa sortie elle essaie de tourner à nouveau avec la « Fox »mais ses absences répétées l’amène à être licenciée avec une forte amende de 750.000dollars. Sa santé se dégrade, elle ne dort plus, elle use et abuse de somniféres jusqu’à ce 5 août 1962 où elle prend la dose de trop, elle avait 36 ans.
Les hypothèses les plus folles vont circuler, par exemple un « complot » organisé par le FBI pour protéger Kennedy qui entretenait disait-on une liaison avec elle. Mais peu importe, déjà porté au rang d’une icône mythique de son vivant, dans la mort Marilyn Monroe dépassait toutes les autres et devenait de façon incontestable la plus grande « star » du cinéma américain.
![103298-tombeau-marilyn-monroe-westwood-village[1] 103298-tombeau-marilyn-monroe-westwood-village[1]](http://www.saladelle.fr/wp-content/uploads/2012/05/103298-tombeau-marilyn-monroe-westwood-village11.jpg)
Dès sa mort, sa tombe, un mausolée de marbre situé au cimetière mémorial park de Westwood village, devint un lieu de culte pour ses fans et cela n’a jamais cessé depuis. Son ancien mari, le joueur de baseball Joe di Maggio, fit fleurir sa tombe tous les jours d’une rose jusqu’à son propre décès. On sait que le milliardaire Hugh Hefner, le fondateur du magazine « Playboy », s’est acheté en 1992 pour la somme de 75.000 dollars l’emplacement vide situé directement à la gauche de celui de Marylin. La plaque et ses environs immédiats sont régulièrement maculés de message de ses fans.
By Flamant Rose
Cette semaine, j’ai eu le regard attité par la couverture de l’hebdomadaire « la vie du rail » qui titre « François Hollande, le président qui prend le train« .
Désireux de se démarquer de son prédécesseur et d’être un « Président normal« , François Hollande a manifesté sa préférence pour des déplacements en train lorsque c’est possible, et notamment, bien sûr, sur le territoire de la métropole, mais cette résolution risque d’être compromise par la multiplicité des problèmes pratiques et sécuritaires qu’elle suscite inévitablement.
A la lecture de l’hebdomadaire on apprend, mais on s’en doutait, que l’utilisation du train par le premier personnage de l’État ne va pas de soi. La Vie du rail explique la réglementation en vigueur. La surveillance d’un déplacement ferroviaire impose de sécuriser le trajet, de surveiller les ponts, de placer une équipe de protection au départ et à l’arrivée du train. Faire un Paris-Marseille imposerait de sécuriser 1000 km de voies et des ponts avec une présence physique. il faudrait également empêcher l’accés des ponts aux voitures un quart d’heure avant. A cela s’ajoute deux hélicoptères, l’un pour surveiller les alentours des voies, l’autre pour rapatrier le président au cas où… Il faudrait également un deuxième TGV, pour passer devant et s’assurer que la voie est sans danger et pour servir de train de secours en cas de panne. Il faut donc pour un trajet Paris-Marseille 2 TGV et deux hélicoptères plus les mesures de sécurités décrites.
Dans les airs, ce n’est pas plus simple. le voyage présidentiel sur une ligne aérienne régulière coûte plus cher à l’État qu’un trajet en avion réservé. Privilégier la quinzaine d’avions et les trois hélicoptères que compte la flotte gouvernementale peut être plus pertinent. L’avion présidentiel existe, il est déjà payé, il est sous surveillance militaire constante. Quand il vole, il utilise des couloirs aériens militaires.
Finalement, en avion comme en train, la recherche de la normalité peut coûter une fortune, La démagogie aussi. Et oui, ça coûte cher de vouloir faire « peuple« .
By Flamant Rose
Les statuts de l’UMP ne prévoient pas de présidence du parti si le président de la République est issu de ses rangs, mais uniquement l’élection d’une secrétaire général. Avec la défaite de Nicolas Sarkozy cette condition n’est plus remplie. Les statuts obligent donc le parti à se réunir en congrès afin d’élire un président, et c’est ainsi que l’UMP est contrainte d’organiser ce congrès. Certains l’auraient voulu avant l’été mais cela faisait un peu court, il aura donc lieu en automne au mois d’octobre.
Jean François Copé a anticipé une éventuelle explosion de l’UMP et c’est ce qui explique sa prise de position dans un discours le 3 mai dernier en faveur de la création de « mouvements » (ce qui correspond aux « courants » du parti socialiste). Prenant acte de la position du secrétaire général du parti et compte tenu du mouvement de la « droite populaire » au sein du parti, le premier à réagir a été Jean Pierre Raffarin qui a décidé de lancer son propre mouvement, celui des « humanistes« . A cela vient s’ajouter par Brice Hortefeux « l’association des amis de Nicolas Sarkozy« .
J’ignore qui se range du côté Jean François Copé, aussi je ne peux que constater des faits. Un de ces faits c’est un meeting qui s’est tenu le 11 avril à Provins. On y notait les présences de Valérie Pécrese, de Jean François Baroin, Bruno Lemaire, Christian Jacob et Luc Chatel. François Fillon et Alain Juppé brillaient par leur absence. François Baroin brigue la présidence de la commission des finances à la prochaine Assemblée nationale, est ce sa présence à ce meeting qui fait que François Fillon va soutenir la candidature de Gilles Carrez ? Quoiqu’il en soit, on sait que les deux hommes ne s’apprécient pas.
Alors pour le congrés de l’automne, il y a déjà 3 prétendants sérieux à la présidence de l’UMP, L’actuel secrétaire général Jean François Copé, l’ancien Premier ministre François Fillon et le co-fondateur du parti Alain Juppé. On annonce également la candidature de Laurent Wauquiez qui a le désavantage de s’être mis à dos Nicolas Sarkozy pour avoir « flingué » la fin de sa campagne lors de son interview au « Figaro » le 30 avril. Il a dit je cite « que l’immigration ne peut prendre le pas sur les autres thèmes de campagne« . Finalement, tout cela me paraît normal, mais on peut penser qu’il est regrettable que cela vienne un peu tôt. je pensais qu’on attendrait la fin du deuxième tour des législatives.
Pour ce qui est des médias, il est évident que c’est du pain béni pour eux compte tenu de leur soutien à François Hollande et des difficultés qu’il rencontre ainsi que son gouvernement et ce, alors qu’ils viennent à peine de prendre leurs fonctions. Mais la vie politique est ainsi faite. Je ne suis même pas certain que tous les journalistes aient bien compris de quoi il s’agit. Hier soir dans le journal de France 3, la journaliste a présenté les choses comme ceci « François Fillon veut la place de Jean François Copé« , ce qui est complétement faux. Il ne veut la place de personne puisque la fonction de président de l’UMP est inoccupée et les deux hommes souhaitent l’obtenir. Quoiqu’il en soit, je ne pense pas que cela puisse se passer plus mal que le congrés du parti socialiste qui a vu l’élection de Martine Aubry à la tête du PS, une élection entachée par des soupçons de fraude et de bourrage des urnes. Il n’empêche qu’une guerre larvée avant les législatives serait du plus mauvais effet.
Donc oui, la campagne pour la présidence de l’UMP a commencé. A mon avis Jean François Copé commet une erreur en voulant donner une ligne politique à l’UMP. En effet, une ligne politique ne peut être donnée qu’après que les candidats aient présenté la leur et que à la suite du débat les élections déterminent qui sera le président du parti pour incarner cette ligne. Si Copé est élu alors la ligne politique de l’UMP sera la sienne, si c’est un autre candidat ce sera celle du président élu, qui s’entourera alors d’une équipe pour la mettre en oeuvre. C’est tout simplement le principe de la démocratie. Je ne suis pas adhérent à l’UMP donc je ne voterai pas , mais je peux quand même émettre une préférence et elle est pour François Fillon.
By Flamant Rose
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Aux élections législatives, Roland Chassain maire des Saintes Marie de la Mer sera le candidat UMP de la 16 éme circonscription des Bouches du Rhône, fonction qu’il a déjà occupée de 1997 à 2002 avant d’être battu en 2007 par le représentant du PS Michel Vauzelle.
La circonscription comprend les villes des Saintes Marie de la Mer, Arles, Tarascon et une partie de Miramas et Istres ce qui fait une population d’environ 120.000 habitants. Le député sortant est donc Michel Vauzelle PS, ancien maire de Arles et aujourd’hui également président du Conseil régional de la région PACA. Ce sera la 3 éme fois que les deux hommes vont s’affronter. En 2002 Roland Chassain avait battu Michel Vauzelle avec 50,98% contre 49,02%. En 2007 Vauzelle a pris sa revanche en gagnant avec 52,32% contre 47,68. La belle sera difficile du fait de la très forte présence du front national. Sur la circonscription au premier tour de l’élection présidentielle Marine le Pen est arrivée en tête avec 27,78%, suivie de François Hollande 23,99 et Nicolas Sarkozy 23,95. Hollande et Sarkozy n’étant séparés que par 28 voix. On aura très probablement une triangulaire.

Lors de la campagne présidentielle François Hollande nous a promis une France propre, une République irréprochable or il se trouve que Martine Aubry a donné dans la circonsciption l’investiture à Michel Vauzelle.
Alors que le nouveau président a eu pour slogan « le changement c’est pour maintenant« , comment le PS peut-il nous faire croire que François Hollande incarne le renouveau et l’exemplarité en investissant un homme qui a, à de nombreuses reprises, été rappelé à l’ordre par la Chambre régionale des Comptes sur l’utilisation à des fins privées de deniers publics régionaux (hélicoptère, jet, nuitées en SOFITEL…). Par ailleurs, Michel Vauzelle a, en tant que président de la région, été entendu comme témoin assisté et 28 de ses proches collaborateurs ont été mis en examen dans l’enquête sur le détournement de 700.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le Conseil Régional PACA. Pour corser le tout son suppléant est le maire de Miramas qui a été mise en cause dans différentes affaires.
Dans la 3 emé circonscription des Bouches du Rhône, le PS a investi Sylvie Andrieux qui est mise en examen pour complicité de tentative d’escroquerie et complicité de détournement de fonds publics au Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur. Et je ne parle pas de l’affaire Guérini.
Voila ce qu’est le PS dans les Bouches du Rhône, voila qui sont ceux que le PS et Martine Aubry, ont choisi d’investir, voila ce que risque d’être la République irréprochable de François Hollande , voila le contre exemple de ce qu’il a promis avec l’exemplarité et la probité.
Dans cette circonscription, une partie reste très à droite, c’est la Camargue . Au premier tour Nicolas Sarkozy est arrivé en tête avec 31,41% devant Marine le Pen 28,88% et François Hollande loin derrière avec 21,31%. Au deuxième tour Nicolas Sarkozy a battu François Hollande très largement avec 60,07%.
Ici, on garde en mémoire que Vauzelle est devenu président de la région PACA en étant le plus mal élu des 21 présidents de régions de gauche puisque avec seulement 44%, il était largement minoritaire. Si Michel Vauzelle est élu à l’issue d’une triangulaire dans la 16 éme circonscription des Bouches du Rhône, il le sera avec 45%, peut être moins et c’est bien ce que nous craignons. Quand on dit que le FN fait le jeu de la gauche, nous n’avons pas tort et Vauzelle sait particulièrement bien en user et en abuser. Le fait qu’il aille de temps en temps se recueillir chez les moines au Prieuré de Notre Dame des champs (un ancien mas camarguais) à quelques pas de chez lui ne lui donne pas l’absolution et ne le rend pas plus intégre. Quant aux deux fronts, front national et front de gauche, ils présentent la particualrité d’être représentés par deux femmes qui sont toutes deux de Tarascon. La situation de la 16 éme circonscription des Bouches du Rhône est le prototype de ce qui risque de se passer dans plusieurs dizaines d’entre elles situées dans les département du sud-est du pays lors de ces prochaines législatives, à savoir des triangulaires avec à la sortie un député PS minoritaire, mais élu.
A priori, il devrait y avoir au moins 7 candidats. Je vais m’investir au côté de celui que je soutiens Roland Chassain, non seulement parce que je le connais et que je l’apprécie mais également parce que virer Vauzelle, quel pied ce serait…De plus ce ne serait pas une grande perte, en 5 ans de mandat je ne l’ai pas vu ne serait ce qu’une fois. Et puis surtout, lors de ses conférences je n’entendrai plus son entrée matière qui finit par être lassante et qui commence ainsi « mesdames et messieurs bonjour, j’ai l’honneur d’être le président de la plus grande région musulmane de France« . Si on le virait cela aurait pour lui l’avantage de lui laisser un peu plus de temps pour aller au Prieuré de Notre Dame des champs, mais il n’en aura de toutes façons pas assez pour expier ses fautes.
Quand on connaît les méthodes et les pressions exercées, on peut se faire du souci et penser que le virer est loin d’être évident surtout après l’élection de François Hollande. Mais pourquoi pas, en 2007 Roland Chassain candidat sortant a été battu alors que Nicolas Sarkozy venait d’être élu. Après tout « seules sont perdues d’avance les batailles qu’on ne livre pas« .
By Flamant Rose
François Hollande s’est réjoui du fait que la croissance ait été le sujet principal du sommet du G8, ce club de « riches impuissants » disait-il lorsqu’il n’était pas au pouvoir. « si des engagements ont été pris depuis plusieurs mois pour le rétablissement des comptes publics dans nos pays (…) il manquait jusqu’à présent la dimension de croissance, le mot figurait bien dans un certain nombre de textes mais il n’y avait pas de traduction concrète en termes de mesures « . Hollande a tout faux car dans le pacte budgétaire, il y a 3 mesures concrétes, nous verrons lesquelles et du G8 ne sort aucune mesure nouvelle ou alors il faut dire lesquelles. Probablement pour se donner un peu d’importance et marquer son territoire; il anticipe sur le communiqué final en faisant parler le président Américain » Il a voulu que la croissance soit évoquée comme une manière de donner confiance aux opinions publiques et aux marchés. Il n’y a pas de confiance sans croissance ni de croissance sans confiance . Cette volonté de soutenir la croissance est partagée par tous «
François Hollande veut tirer la couverture à lui et il a raison, c’est de bonne guerre. En France, il va y avoir des élections législatives et il faut montrer qu’on est à la pointe des décisions, aux Etats-Unis Barack Obama joue la même partition car il va jouer sa réélection dans quelques mois et il lui faut des résultats et il ne peut les obtenir pour une partie que via l’Europe. Alors , oui à la croissance mais que met-on derrière ce mot ? C’est tout le sens d’un communiqué final qu’il faut savamment habiller car il ne faut froisser personne, tout le monde doit pouvoir tirer profit de ces réunions au sommet. Il fautdonc cacher les désaccords et les mots sont là pour ça. C’est tout le métier des diplomates, le mot de base de leur travail c’est « compromis« .
Pendant toute sa campagne électorale, François Hollande a plaidé pour une relance de la croissance au niveau européen. Il lui faut trouver les moyens de stimuler l’économie française, au risque de devoir, au moins, partiellement renoncer à son programme. Hollande a raison de se mettre en avant, il fait ce que Nicolas Sarkozy n’a pas su ou pas voulu faire en tirant profit du pacte budgétaire dont il a été un farouche opposant. Pourquoi ?
François Hollande avait cinq revendications sous forme de cinq mesures (en bleu) pour stimuler la croissance et l’emploi. » Je renégocierai le traité européen en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. Je proposerai de créer des euro-obligations » puis encore »l’économie de l’offre n’est pas séparable d’une stimulation plus directe de la demande et que cela passe par l’augmentation du capital de la Banque européenne d’investissement, la mobilisation des fonds structurels, la taxe sur les transactions financières « .
Trois d’entre elles, dont je fais état en début de billet, figurent déjà dans les accords européens de janvier et mars dernier, ce sont la « mobilisation des fonds structurels européens« , » le renforcement des moyens de la BCE » ,et la « possibilité d’emprunts obligataires à l’échelle européenne » et tout ça est prévu d’être finalisé en Juillet. Voila pourquoi je dis que Hollande ne dit pas la vérité. Ces mesures ont été négociées par Nicolas Sarkozy. Quand Hollande a été élu le 6 mai dernier tout était déjà sur la table depuis deux mois. Pour Hollande, travestir la réalité est pour lui une habitude.
Lors de la campagne électorale, les conseillers de Nicolas Sarkozy lui avait demandé d’utiliser ces trois éléments qui avaient pour objet de favoriser son positionnement en faveur de la croissance. Il ne les a pas écoutés, il n’a pas voulu retenir ces arguments et a préféré faire ressortir une irresponsabilité de son adversaire qui, en voulant renégocier les règles de discipline budgétaire, mettrait l’euro en danger. En commettant l’erreur de ne pas mettre en avant ces éléments de croissance qu’il a signé, il a ainsi laissé le champ libre à François Hollande qui s’est emparé de ce thème de la croissance et qui aujourd’hui le reprend à son compte et c’est de bonne guerre. Les quatrième et cinquième mesures que les deux sommets de janvier et mars n’ont pas retenues, ce sont le lancement d’euro-obligations pour mutualiser la dette et l’instauration au niveau européen de la taxation des transactions financières car David Cameron en a fait un casus belli. Hollande va donc rentrer en France tout sourire avec dans sa besace 3 des ses propositions visant à relancer la croissance discutées par son prédécesseur et rien sur les deux autres. 3 sur 5 , il n’y aura pas de clash avec l’Allemagne bien au contraire, Merkel et Cameron n’ont rien cédé. Il n’y aura pas non plus de rénogociation du pacte budgétaire, mais tout simplement ces 3 mesures sur la croissance décidées en janvier et mars dernier qui feront peut être l’objet d’un texte séparé ou d’un rajout au texte déjà préparé et le tout sera habillé comme il se doit. Il n’ y a, en effet, aucune possibilité de véritablement renégocié un pacte que 25 pays sur 27 ont signé après bien des difficultés d’écriture. 27 pays, c’est 27 élus, on ne va pas renégocier après chaque élection dans les différents États.
Chacun va rentrer chez lui en disant « j’ai gagné« . François Hollande parce qu’il peut faire croire que dés son premier sommet, il a convaincu de la nécessité de la croissance vu que personne ne sait que cette idée était dans les cartons depuis janvier, Angela Merkel parce qu’elle pas cédé sur les euro-obligations et David Cameron qui n’a pas cédé sur la taxation des transactions financières. De toutes façons à l’issue des sommets tout le monde a gagné. Un échec peut arriver mais l’habillage sous forme de communiqué fait qu’on n’en parle pas vraiment. Pour le reste, les concessions faites par François Hollande, parce qu’il y en aura, viendront après le deuxième tour des élections législatives le 17 juin. En réalité tout va à la fois se jouer et se débloquer entre le 18 juin et les 28 et 29 juin dates du Conseil européen.
Nicolas Sarkozy a, lors du débat, mis François Hollande face à ses contradictions lorsqu’il lui a fait remarquer que s’il vantait la réussite de l’Allemagne il prenait des mesures contraires. Le discours de Hollande à le goût de la coissance, ressemble à de la croissance mais ce n’est pas de la croissance. Comment obtenir de la croissance quand on a un programme basé sur l’abrogation de la TVA sociale introduite par Nicolas Sarkozy pour alléger les charges salariales, sur la hausse des impôts sur les grandes entreprises et les classes supérieures et moyennes c’est à dire celles qui consomment, sur l’augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG) ? Tout cela est en totale contradiction avec ce que font les partenaires européens de la France pour améliorer la compétitivité. L’augmentation de la CSG présente un gros avantage parce qu’elle est « compatible » avec le programme socialiste, puisque qu’elle porte également sur les revenus du patrimoine et les produits de placement.
Et puis et je dirais surtout que met t-on derrière ce mot de croissance ? Hollande va se « glorifier » en laissant croire que dés son premier sommet, il a convaincu de la nécessité de la croissance. Pour lui, la croissance, c’est une relance dite « keynesienne » c’est à dire par l’investissement et l’endettement , Barak Obama et Angela Markel veulent l’obtenir par des moyens contraires à ceux de Hollande. Obama par la baisse des impôts et des prélévements obligatoires et Merkel par des réformes structurelles comparables à celles par Nicolas Sarkozy pour réduire les charges salariales et réformer le marché du travail par le biais des accords compétitivité-emploi ainsi que la modification du système de formation et d’indemnisation du chômage que la gauche à beaucoup critiqué lorsque Sarkozy l’a proposé au cours de sa campagne électorale. On voit bien que derrière le mot « croissance » il n’y a que des désaccords. L’Allemagne y compris le SPD ne voudra jamais financer les promeses électorales de François Hollande.
François Hollande va probablement se trouver dans l’obligation de faire ce qu’il a reproché à Nicolas Sarkozy, c’est à dire de ne pas avoir tenu ses promesse notamment sur l’emploi et le pouvoir d’achat. Il va probablement se trouver dans l’obligation d’annoncer aux Français que la situation du pays implique des efforts qu’il n’avait prévu. Pour ce faire il va attendre l’audit qu’il a demandé à la cour des comptes et nous aurons droit à l’expression magique déjà largement utilisée en 1981 « l’héritage« . Il pourra difficilement utiliser le mot « crise » puisqu’il a dénié à son prédecesseur le droit de la revendiquer, alors « l’héritage » fera trés bien l’affaire pour justifier les suppressions d’emplois et les délocalisations qu’il va accentuer par sa politique de prélévements. Montebourg a déjà préparé le terrain.
By Flamant Rose
Dans « Mémoires d’espoir » tome 1″Le renouveau« , de Gaulle explique son rejet de la représentation proportionnelle et sa préférence pour le scrutin majoritaire. Afin d’avoir une majorité, il faut un scrutin majoritaire. « C’est ce que décide mon gouvernement qui fixe le système électoral en vertu des pouvoirs spéciaux, rejetant la représentation proportionnelle chère aux rivalités et aux eclusives des partis mais incompatibles avec le soutien continu d’une politique, et adoptant tout bonnement le scrutin uninominal à deux tours. »
La France a traversé des crises, a vécu des alternances et le scrutin majoritaire a toujours fait preuve de son efficacité. Ce à quoi on assiste depuis une semaine en Grèce, ce sont des tentatives à répétition pour essayer de constituer un gouvernement. L’impossibilité d’y parvenir est directement liée à la constitution grecque et au fait que le mode de scrutin en vigueur dans le pays est un mode de scrutin proportionnel intégral qui ne permet pas de dégager une majorité.
Une fois les élections législatives terminées, la constitution grecque prévoit que le président doit recevoir les partis politiques en commençant par celui qui est arrivé en tête. Il lui demande de former un gouvernement dans un délai de 3 jours. Si cela se révèle impossible avec le parti vainqueur, il convoque le parti arrivé en seconde position et lui fait la même demande et toujours dans les mêmes délais et ainsi de suite. Le scrutin proportionnel intégral fait que tous les parti sont dans une situation où aucun d’eux ne possède de majorité et où surtout qu’ils ne parviennent pas à s’entendre. La Grèce en arrive donc dans une situation quasiment désespérée.
En France le débat existe entre scrutin proportionnel et scrutin majoritaire, entre représentivité et efficacité. Le scrutin majoritaire à deux tours offre à la fois une grande efficacité et une grande stabilité surtout en période de crise.
By Flamant Rose
On pourrait bien évidemment disserter sur le gouvernement. On peut se demander pourquoi François Hollande a placé à l’industrie renommée « redresement productif » Arnaud Montebourg un des apôtres de la démondialisation ou encore Christine Taubira la grande défenderesse du communautarisme, mais c’est à Laurent Fabius que je veux consacrer ce billet.
Voila un homme qui traîne deux énormes boulets. En effet, c’est lorsqu’il était Premier ministre qu’il y a eu deux affaires retentissantes avec le sabordage du rainbow-warrior en terre étrangère et qui a fait une victime et l’affaire du sang contaminé qui en a fait des centaines. Il était Premier ministre, mais de ces affaires il n’a rien vu, rien entendu, rien su bref, il n’était pas au courant. En ce qui me concerne j’en sais suffisamment sur le sang contaminé pour ne jamais lui pardonner. Ces deux scandales montrent bien qu’en politique on n’est jamais mort. Son mentor François Mitterrand l’avait déjà démontré avec l’affaire du faux attentat de l’observatoire.
Fabius c’est aussi l’homme qui a dit « non » au traité européen pendant que François Hollande posait aux côtés de Nicolas Sarkozy pour défendre le « oui« .
Ses relations avec François Hollande sont, on le sait, déplorable. Il est l’auteur de deux répliques assassines contre le nouveau président de la République. la première devant les étudiants de science-PO à Bordeaux » Hollande président? On rêve! » et la seconde du même accabit « Un éléphant peut-il se cacher derrière une fraise des bois ? » Et pourtant malgré les casseroles, malgré leurs mauvaises relations , François Hollande a fait de Laurent Fabius son numéro 2 du gouvernement. Et, là je m’interroge. Je vous livre ma façon de voir les choses.
Pour appuyer mon analyse je fais une comparaison avec de Gaulle. Je vous rassure, il n’y a rien de comparable entre Flamby et le Général. Mais peut être que Hollande a étudié l’attitude de de Gaulle sur le cas de Maurice Thorez.
Le cas Thorez fut de ceux que le général de Gaulle eut à résoudre au lendemain de la libération, l’un des plus épineux. Il s’en est tiré avec habilité en accordant au « déserteur » la grâce amnistiante et en l’autorisant à regagner la France.
Le 28 novembre 1939, la tribunal militaire d’Amiens condamne Maurice Thorez à six ans d’emprisonnement « pour désertion à l’intérieur en temps de guerre« . A l’automne 1944, les communistes réclament avec insistance son retour à Paris. Le 6 novembre 1944, de Gaulle lui accorde la grâce amnistiante.
Dans ses mémoires, de Gaulle écrit » Je considère que le retour de Maurice Thorez à la tête du Parti Communiste peut comporter, actuellement, plus d’avantages que d’inconvénients« . On lui prête ce propos tenu au colonel Passy « J’aime mieux voir, à la tête du parti communiste, un homme qui gardera toujours, accroché aux fesses, la casserole de la désertion, plutôt qu’un authentique résistant comme Tillon par exemple« .
La mansuétude du Général pour le « Fils du peuple » titre donné à Thorez, fut vivement critiquée dans certains milieux. Jacques Vendroux se souvient d’un repas à Hesdin avec des responsables agricoles, le 4 février 1950, au temps du RPF. Une dame lance tout de go: « On ne comprend pas, mon Général, pourquoi vous avez fait de Maurice Thorez un ministre ! ». De Gaulle répondit sèchement « Si je ne l’avais pas fait, chère Madame, il est possible et même probable que ce serait lui et non moi qui déjeunerait à cette table« .
52 ans plus tard, je me mets à la place de cette dame « je ne comprend pas, monsieur Hollande, pourquoi vous avez fait de Laurent Fabius un ministre ! » Peut être alors que François Hollande me répondrait » j’ai préféré le nommer près de moi, plutôt que de le laisser à l’extérieur du gouvernement« . Il se peut que s’il écrit un jour ses Mémoires, France Hollande plagie le Général et remplace Maurice Thorez par Laurent Fabius, la phrase deviendrait alors » Je considère que le retour de Laurent Fabius comme numéro 2 du gouvernement peut comporter, actuellement, plus d’avantages que d’inconvénients« .
By Flamant Rose
Les journeaux anglais s’en donnent à coeur joie sur la journée d’investiture de François Hollande. Quelques morceaux choisis. En bleu, la phrase en anglais, en noir la traduction française.
The Daily Telegraphe
The Sarkozys were then shown the door
Les Sarkozy ont ensuite été mis à la porte
When asked whether he was afraid of the rain, he laughed and replied: « I am not afraid of anything. »
Lorsqu’on lui a demandé s’il avait peur de la pluie, il a ri et a répondu: « . Je n’ai peur de rien »
Tough talk, but more than bravado will be needed to bend Ms Merkel to his will and keep the notoriously rebellious French on his side for the next five years
La discussion a été difficile, mais il lui faudra plus courage pour faire plier Mme Merkel qui devra faire preuve de volonté pour garder ce français rebelle à ses côtés côté pour les cinq ans à venir
The Sun
The Sun, le plus gros tirage de la presse britannique, qui qualifie de calamiteuse la première journée au pouvoir de François Hollande.
A few hours later his jet was struck by a lightning bolt as he flew to Berlin for showdown talks with Germany’s Angela Merkel, forcing him to turn back.
Quelques heures plus tard, son avion a été frappé par la foudre. Comme il a voulu s’imposer à Berlin pour entammer une épreuve de force avec l’Allemagne, Angela Merkel l’a forcé à faire demi tour.
Oh la la! France’s new First Lady Valerie flashes a tantalising glimpse of slender thigh (photo récuprée dans « The sun »)
Oh la la! la première dame de France Valerie donne un aperçu alléchant de ce qu’est une cuisse fine
At the airport, he stood on the wrong side of the red carpet and had to be helpfully pushed along by Mrs Merkel.
A l’aéroport, il se tenait sur le mauvais côté du tapis rouge et a dû être utilement poussé par Mme Merkel.
The Time
Je n’ai pas pu lire « The time » car il faut être abonné mais voici ce qu’a traduit le Figaro : La tentative du président François Hollande de lancer à Berlin une nouvelle stratégie européenne pour encourager la croissance ressemblait à une scène du Crépuscule des dieux de Richard Wagner, quand le ciel s’est ouvert et son avion a été obligé de faire demi-tour à cause du mauvais temps
By Flamant Rose
Election de François Hollande le 6 mai 2012
8 mai
Dans le programme François Hollande figure le principe du blocage du prix des carburants dés le premier mois et ce, pour une période de 3 mois. Le léger recul des prix de l’essence constaté depuis quelques semaines enlève du poids à cette promesse. « Ce n’est peut-être pas le moment de bloquer. Il faut bloquer quand les prix montent » dit-on pour se justifier.
10 mai
Dans le programme François Hollande figure le principe d’un écart maximal de 1 à 20 des rémunérations entre le plus bas salaires et le plus élevé dans les entreprises où l’Etat est majoritaire. Il était prévu de procéder par décret d’ici à la fin du mois. Changement de position, ce n’est plus à la fin du mois, mais à la fin d’un mandat ou lors d’une évolution de gouvernance.
15 mai
François Hollande avait, dans le cas d’une République irréprochable, indiqué qu’aucun ministre ayant été condamné ne figuerait au gouvernement, je le cite » Je n’aurai pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées. » Il n’avait pas le couteau sous la gorge, il n’a subi aucune pression, personne ni rien ne l’obligeait à tenir de tels propos, il les a donc tenus librement. En tenant de tels propos il a voulu faire passer un message qui est celui de » l’exemplarité et de la probité » en ne s’entourant d’aucune personne jugée et condamnée. Jean Marc Ayrault a été condamné parce que » reconnu coupable d’avoir, via une association 1901 aujourd’hui dissoute, accordé sans mise en concurrence ni appel d’offres les marchés d’impression du journal municipal nantais. » La gauche ne s’est pas privée de dénoncer avec Sarkozy la République des copains.
Et puis quelle erreur de défense. Comment le PS a t-il pu dire pour la défense de Jean Marc Ayrault « il n’y a pas eu d’enrichissement personnel« . Mais on s’en fout, La justice est passée, elle a estimé qu’il y avait une faute suffisament grave pour mériter 6 mois de prison avec sursis et 30.000 euros d’amende pour favoritisme. Il y a eu condamnation, point barre. Hollande a dit » Je n’aurai pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées. » Le premier de ses ministres a été jugé et condamné.
A peine sa prise fonction, François Hollande a déjà fait passer à la trappe 3 de ses promesses électorales dont une sur la probité. On est pas étonné qu’il ait fermé les yeux sur les affaires des Bouches du Rhône, du Pas de Calais, du Languedoc Roussillon, lorsqu’il dirigeait le parti socialiste. Et si la nomination de Jean Marc Ayrault à la fonction de Premier ministre devenait le « Fouquet’s » de Hollande ?
Ah que c’est bon de se retrouver dans l’opposition, j’avais oublié que la critique était si facile. Et puis pendant 5 ans, on a appris les bonnes pratiques de la critique car avec le PS et Hollande nous avons été à la bonne école et avec de sacrés professeurs. On a beaucoup appris et retenu les leçons. Par ailleurs, on peut parier que ceux qui ont quelques connaissances en histoire ne vont pas rester sans réagir face à l’hommage rendu par Hollande à Jules Ferry. Il faut nous expliquer comment on peut rendre hommage à Aimé Césaire pendant la campagne électorale puis à Jules Ferry une fois élu ? Avec l’hommage à Marie Curie, les écologistes n’auront pas tardé à avaler une autre couleuvre.
On attend avec impatience la prochaine promesse qui va tomber à l’eau. Au rythme où c’est parti cela ne devrait pas tarder. Par exemple que Angela Merkel refuse de renégocier le pacte budgétaire même si ce refus sera masqué par ce que les diplomates appellent de « l’habillage« . Et puis pourrait suivre, malgré la volonté, l’impossibilité matérielle de rapatrier nos soldats d’Afghanistan avant la fin de l’année. Entre temps il y en aura bien d’autres.
Oui, une cure d’opposition cela risque de n’être finalement pas si mauvais que ça.
Quel manque d’élégance
Les images de la cérémonie d’investiture, font ressortir un réel décalage entre deux hommes et le plus élégant n’est pas forcément celui que l’on croit.
Le soir de sa défaite, Nicolas Sarkozy a fait un discours tout ce qui a de plus républicain et il l’a terminé en souhaitant bonne chance à son successeur. Les médias, les politiques, tout le monde a rendu hommage à ce discours. François Hollande, lors de son discours d’investiture n’a pas eu cette élégance, il n’a eu le moindre mot pour son prédécesseur comme le veut la bienséance.
Lors des cérémonies du 8 mai, rien n’obligeait Nicolas Sarkozy à inviter François Hollande. Il a fait preuve d’une grande élégance en le faisant, il a réussi sa sortie. François Hollande n’a pas eu la même délicatesse. On ne lui demandait peut être pas de raccompgner Nicolas Sarkozy jusqu’à son véhicule, mais on ne lui demandait pas non plus de pousser l’inélégance, l’indélicatesse voire le mépris en lui tournant le dos avant même qu’il n’ait atteint le bas des marches du perron de l’Elysée. Et dire que ça veut rassembler les Français.
En clair, le jour de l’investiture de François Hollande on aura eu la nomination d’un Premier ministre condamné, l’hommage à un colonialiste et un autre hommage à la mère du nucléaire. Tout ce que le PS ne cesse de dénoncer. A cela s’ajoute un mépris rarement atteint d’un président élu envers son successeur. De plus quand on voit la liste des invités à la cérémonie et les images du repas on retrouve un état PS sectaire. On est loin là encore du rassemblement qui dans la bouche de François Hollande semble être un mot à sens unique, rassembler son camp et non pas comme il le prétend rassembler les Français. Il a déjà fait en une journée tout ce que le PS a reproché à Nicolas Sarkozy en 5 ans. Ça promet.
By Flamant Rose
On a pu entendre ici ou là que l’UMP pouvait exploser dés la fin de l’élection présidentielle si Nicolas Sarkozy perdait. Je n’y ai jamais vraiment cru. L’UMP ne va arriver en ordre dispersé pour les élections législatives, en revanche je suis beaucoup plus réservé pour la suite.
Dans l’immédiat, on a donc serré les rangs derrière Jean François Copé qui s’est montré assez habile en annonçant un certain nombre de choses notamment l’idée d’une direction collégiale, de primaires et même la reconnaissance de mouvements au sein de l’UMP après le prochain congrés de l’automne. Il a donc lâché du lest. Un des problèmes principaux, sinon le problème principal est celui des triangulaires prévisibles du fait de la puissance du front national.
Au niveau des états major il y a deux niveaux. Un premier niveau, le niveau national avec une direction qui donnent des consignes politiques cohérentes avec la politique officielle et qui ne bougera pas d’un iota tout au moins jusqu’au deuxième tour des élections législatives et puis un second niveau qui est le niveau local et là, effectivement il se peut que entre les deux tours il y ait un certain nombre de mouvements de rapprochements entre les candidats UMP et FN, mais je ne pense pas que cela dépasse la dizaine dans tous le pays.
L’état major de l’UMP et une grande partie de son électorat ne sont pas en phase. Au niveau de la direction du parti, les consignes sont sans ambiguité et cohérentes avec la politique officielle, c’est pas d’alliance avec le FN alors qu’il semble d’après les études d’opinions que les électeurs sont partagés en deux avec ceux qui veulent des accords et ceux qui n’en veulent pas. Un sondage paru dans « libération » semble indiquer que en cas de duel au second tour entre deux cadidats FN/ PS 33% se porteraient sur le FN contre 22 % sur le PS. Il y a donc un décalage entre la direction de l’UMP et ses électeurs
Sauf coup de théâtre, la gauche sera majoritaire à l’Assemblée nationale et je pense que ce serait bien ainsi. La situation me paraît relativement compliquée pour l’UMP. D’après le « Figaro« , il risque d’y avoir 155 circonscription en triangulaires. Cela me semble beaucoup. En effet le quotidien se base en partie sur la participation et les résultats de l’élection présidentielle or, généralement la participation est moindre aux élections législatives et de plus pour être présent au second tour il faut 12,5% des inscrits et non pas des votants ce qui revient à dire a peu prés 20% des suffrages exprimés. Par ailleurs, il faut tenir compte de l’implantation locale des élus. Je pense donc qu’il y devrait y avoir une centaine de triangulaires, peut ête moins. Mais cela doit suffire pour faire chuter la droite, il faut se souvenir qu’en 1997, le FN s’est maintenu dans 77 circonscriptions et on estime que cela a fait perdre une bonne trentaine de sièges à la droite parlementaire. Par ailleurs on peut penser que le score de Marine Le Pen va se retraduire au mois de juin et on le voit dans les sondages de manière plus large qu’en 1997.
Il n’empêche que les questions d’alliance avec le FN ne posent pas de problème particuliers à certains élus UMP qui suivent en cela une bonne partie de leur électorat. C’est le cas en Gironde de Jean Paul Garraud député de la 10 éme circonscription et membre fondateur du collectif de la droite populaire. Il a écrit une lettre à Jean François Copé dans laquelle il oppose le pragmatisme au blocage psychologique envers le FN. Il soumet l’idée d’accepter des alliances dans certaines circonscriptions. Il a reçu en réponse une fin de non recevoir.
Compte tenu des résultats de l’élection présidentielle, il paraît évident, parce que nécesaire, qu’au sein de l’UMP l’unité va prévaloir jusqu’au deuxième tour des élections législatives. Même Jean François Copé est en difficulté à Meaux , ville dont il est le maire et où François Hollande est arrivé en tête. De gré ou de force la réalité politique fait qu’à l’UMP on va être contraint à l’entente jusqu’au deuxième tout des élections législatives. A près Aléa jacta est…
Ce qui me paraît certain c’est que la digue qui sépare les deux électorats est entrain de se fissurer et il n’est pas du tout impossible que chez nous dans le sud de la France (Gard, Vaucluse, Bouches du Rhône, Var et Alpes Maritimes) se produisent des initiatives telles que le préconise Jean Paul Garraud et il est tout à fait possible que dans quelques circonscriptions on assiste à un relachement malgré les consignes des états majors. L’UMP va perdre les élections et c’est à la fois normal et souhaitable car on doit donner les moyens de gouverner à celui qu’on a élu mais selon l’ampleur de la défaite, il est probable que l’on va assister à des recompositions.
Dans un premier temps, Marine le Pen joue sur ce point sensible de l’UMP, mais je ne suis pas du tout convaincu que l’UMP va exploser pendant l’été. Deux événements vont jouer un rôle. Le premier va dépendre du résultat général des élection législatives et le second du résultat obtenu par les candidats qui auront passé des alliances avec le FN. En effet, il est probable que la réaction sera différente selon que ces accords auront permis au candidat UMP de gagner ou si au contraire il a perdu et aura permis l’élection d’un députét FN. S’il a gagné, on passera l’éponge après quelques semaines pour qu’il réintégre le groupe.
Ceci dit, l’électorat de droite comprend de moins en moins qu’on lui demande de voter pour un communiste plutôt que pour un FN. L’électorat de droite ne comprend pas pourquoi depuis 3 décennies le PS fait alliance avec le PC et la gauche radicale mais dans le même trouve scandaleux que la droite parlementaire s’allie avec la droite radicale. La direction de l’UMP à une position officielle bien définie, mais on sent bien que le débat n’est pas tranché.
Il y a eu au cours de la campagne présidentielle deux options qui se sont affrontées. La première c’est l’option Patrick Buisson et la seconde celle de Henri Guaino favorable à un gaullisme social. Non seulement ce débat n’a pas été tranché au cours de la campagne , mais il ne l’a pas été non plus dans l’analyse du résultat de Nicolas Sarkozy et ses 48,4%. La tendance Buisson pense que si Nicolas Sarkozy n’avait pas, entre les deux tours, droitisé sa campagne il aurait fait 44 / 45%, les partisans de la tendance Guaino pensent au contraire que si ente les deux tours il y avait eu une connotation sociale et rassembleuse, alors Nicolas Sarkozy aurait pu gagner. Comme il est très peu probable que l’UMP sorte vainqueur des élections législatives, il est tout aussi peu probable que ce débat soit tranché une fois pour toutes après le 17 juin.
C’est donc au prochain congrés de l’UMP en automne que cela va se jouer. Jean François Copé a d’ailleurs préparé le terrain puisqu’il accepte ce qu’il appelle des « mouvements », au PS on dit des « courants ». En clair Copé va devoir sceller l’UMP de Rama Yada à celle de Thierry Mariani et ça, c’est pas gagné. Il ne va probablement pas s’opposer à ce que la droite populaire tout en restant dans l’UMP forme son propre groupe à l’Assemblée nationale. Alors implosion ou pas, je ne sais pas mais le risque est réel à l’automne prochain. Les parieurs pourront jouer car c’est du 50/50.
Pourquoi du 50/50 ? Si l’UMP choisit la ligne Guaino, c’est à dire une ligne gaulliste social, la droite populaire va s’en détacher et vivre sa vie en restant dans le mouvement. Les députés seront « apparentés UMP », mais il n’y aura pas implosion. En revanche, si elle choisit la ligne Buisson c’est à dire une droitisation , alors cette droitisation ne pourra exister seule, elle ne pourra se réaliser qu’à travers des alliances avec le FN et alors là ce sera l’explosion.
Tout ça va se passer dans une période de forte crise qui est favorable au développement du populisme et Marine le Pen ne va pas cesser d’exercer des pressions sur l’électorat de droite et même celui de gauche puisqu’elle a invité tous les patriotes y compris ceux de gauche à la rejoindre. Il faut savoir que Marine le Pen n’en est qu’à ses débuts et qu’elle va figurer dans le paysage politique français pendant 20 ans. La gauche ne va pas cesser de jouer avec tout ça en continuant encore et encore à passer des alliances avec la gauche extrême, avec EELV, les apôtres de la décroissance, avec les communistes. La droite se doit se réagir et rapidement car le risque est que son électorat, et les sondages le montrent, n’accepte plus de perdre des mairies, des départements, des régions, des circonscriptions parce que la gauche lui impose depuis trente ans le FN. La jeune génération de droite ne supportera pas longtemps ce que les gens comme moi ont supporté c’est à dire voir une droite divisée et favoriser ainsi l’élection d’un candidat de gauche avec 45% parfois moins, cette génération n’aura pas tant de srupules dans et en dehors de l’isoloir. Les triangulaires qui s’annoncent seront à analyser à la loupe. Combien de candidats de gauche seront élus avec moins de la moitié des votants ? 57, cela ferait 10% à l’Assemblée nationale, ce serait beaucoup et pourtant c’est ce qui risque de se produire. Doit-on l’accepter ?
L’automne s’annonce difficile pour l’UMP et ses alliés. Des décisions pas faciles seront à prendre.
Rajout du 14 mai à 14h10
J’ai parlé avec un responsable UMP qui m’a expliqué pourquoi cet automne, le parti devait faire un congrés.
En fait, Jean François Copé a été élu secrétaire général de l’UMP en novembre 2010 et cela devait rester ainsi. Mais, les statuts de l’UMP prévoient que puisque le président de la République en exercice n’est plus issu de ses rangs, le parti doit se doter en plus du secrétaire général d’un président. Il faut donc organiser un congrés que certains auraient voulu plus proche. Finalement il se tiendra en automne. A priori sont sur les rangs car déclarés : Copé, Fillon, Juppé et Wauquiez.